Pavel Sarguissian, conseiller au secrétariat de l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC), a annoncé que le Tadjikistan avait sollicité ses partenaires au sein de l’organisation pour obtenir des équipements militaires destinés à renforcer la sécurité de sa frontière avec l’Afghanistan.
Il a précisé que, dans le cadre du programme de renforcement des frontières, le Tadjikistan a finalisé avec ses alliés la liste des armements et matériels nécessaires.
S’exprimant lors d’une réunion à Douchanbé, capitale du Tadjikistan, Sarguissian a souligné que l’Afghanistan demeurait « la principale source de menaces » pour la région.
L’agence Reuters avait auparavant rapporté que le Tadjikistan avait demandé le déploiement de forces russes le long de sa frontière avec l’Afghanistan, une information qui a été démentie par les autorités tadjikes.
De son côté, Valeri Semerikov, vice-secrétaire général de l’OTSC, avait déclaré à l’agence Sputnik que le volume des équipements militaires nécessaires pour renforcer la frontière tadjike avec l’Afghanistan avait été déterminé dans le cadre du programme de l’organisation.
Au cours des dernières semaines, au moins deux attaques menées depuis le territoire afghan ont visé le Tadjikistan. Ces incidents sont survenus après des avertissements émis par des responsables d’Asie centrale et de Russie concernant la « menace en provenance d’Afghanistan ».
Les deux attaques ont eu lieu au début du mois de décembre, faisant cinq morts et cinq blessés parmi des travailleurs chinois.
Le président tadjik, Emomali Rahmon, a implicitement désigné des ressortissants afghans comme responsables de ces attaques et a appelé à la mise en place de mesures pour empêcher leur répétition.
La Chine a également ordonné à ses ressortissants de quitter immédiatement les zones frontalières entre l’Afghanistan et le Tadjikistan.
Les talibans ont affirmé qu’ils coopéreraient pleinement pour identifier les auteurs de ces attaques. Amir Khan Muttaqi, ministre des Affaires étrangères du mouvement, a accusé des « cercles particuliers » d’en être responsables.




