Le département d’État américain a annoncé tôt ce matin (heure de Kaboul) qu’il suspendait la délivrance de visas pour toute personne voyageant avec un passeport afghan.
Dans un bref communiqué publié sur X, le département a déclaré prendre « toutes les mesures nécessaires » pour protéger la sécurité nationale et la sécurité publique des États-Unis.
Joseph Edlow, directeur de l’USCIS (les services américains de citoyenneté et d’immigration), a également annoncé la suspension de toutes les décisions liées à l’asile, affirmant vouloir garantir que les demandeurs d’asile fassent l’objet du niveau de contrôle « le plus élevé ».
Les données officielles indiquent qu’à la fin de l’exercice 2023, plus d’un million de dossiers d’asile étaient en attente auprès de l’USCIS.
Ces mesures s’inscrivent dans un durcissement général des politiques migratoires américaines après la fusillade visant des membres de la Garde nationale à Washington. Le suspect, Rahmanullah Lakanwal, 29 ans, avait été transféré aux États-Unis en 2021 via le programme « Operation Allies Welcome ».
Selon The New York Times, les responsables américains doivent continuer à mener les entretiens prévus avec les demandeurs de visa, mais n’ont plus le droit d’émettre de visas. Si un visa a déjà été approuvé et imprimé, mais pas encore remis à son titulaire, les agents doivent détruire le visa imprimé.
La directive s’applique également au programme des visas d’immigrant spécial (SIV).
Les demandes d’asile afghanes étaient déjà gelées depuis plusieurs mois dans le cadre d’une interdiction plus large concernant l’asile. En juin, Donald Trump avait signé un décret interdisant les voyages depuis 19 pays — dont l’Afghanistan — vers les États-Unis.
Ce décret prévoyait toutefois des exceptions pour les candidats SIV.
Par ailleurs, Washington a lancé une révision des cartes vertes déjà délivrées dans plusieurs pays, dont l’Afghanistan, le Turkménistan et l’Iran.




