Human Rights Watch affirme que les talibans à Hérat violent les droits des femmes en les contraignant à porter la burqa, une restriction qui prive les femmes de leur droit au travail, de leur liberté de mouvement et affecte même leur accès aux soins.
Depuis le 4 novembre, les talibans obligent les femmes à Hérat à porter la burqa — une règle qui, selon HRW, est désormais appliquée dans les écoles, les bureaux contrôlés par les talibans et les établissements de santé.
Les femmes à Hérat et ailleurs ont protesté au lieu de rester silencieuses, scandant des slogans tels que : « Le corps d’une femme n’est pas un outil politique » et « Je suis une femme, pas une ombre ».
Selon HRW, « l’imposition » du hijab fait partie de la politique des talibans visant à « contrôler le corps des femmes et les effacer de la vie publique ». Des experts de l’ONU et des militantes afghanes ont qualifié ces politiques d’« apartheid de genre ».
HRW a appelé la communauté internationale à écouter les femmes afghanes et à agir immédiatement pour demander des comptes aux talibans.
Médecins Sans Frontières a signalé que, durant les premiers jours du nouveau mandat imposant la burqa à Hérat, les admissions de patientes à l’hôpital régional de Hérat avaient chuté de 28 %.
Il y a environ dix jours, les talibans ont également empêché Shabnam Fazli, chirurgienne, d’entrer à l’hôpital régional parce qu’elle ne portait pas de burqa et l’ont détenue plusieurs heures — un fait confirmé par son mari mais nié par le ministère taliban de la Promotion de la Vertu.
Bien que les talibans imposent certaines de leurs politiques par leurs agents, ils s’en remettent souvent aux familles — surtout dans tout ce qui concerne le « contrôle des femmes » — pour faire appliquer ces restrictions.




