Deeyar TV commémore le 79ᵉ anniversaire de la naissance et le 46ᵉ anniversaire de la disparition d’Ahmad Zahir, l’artiste emblématique de l’Afghanistan, lors d’une cérémonie organisée aux États-Unis. Le programme est dédié à l’hommage rendu à sa vie et à son héritage artistique. Surnommé le « Diamant de l’Orient », Ahmad Zahir demeure l’une des figures les plus influentes de la musique moderne afghane, avec une œuvre qui continue de vibrer dans la mémoire culturelle des Afghans et bien au-delà.
Né le 14 juin 1946 à Deh Mazang, à Kaboul, il est largement considéré comme une figure unificatrice et un symbole des « beaux jours » de l’Afghanistan. Aujourd’hui encore, sans interruption, il relie les gens à travers une vaste géographie. De Kaboul à Washington, et de Douchanbé à Paris, partout où résonne sa voix, les auditeurs se joignent à lui en chanson.
Lors de la cérémonie, Zabiih Jawanmard, artiste afghan de renom, interprétera des chansons d’Ahmad Zahir, créant un pont entre l’époque actuelle et celle d’Ahmad Zahir. L’événement accueillera également Abdullah Etemadi — l’arrangeur intemporel de sa musique et le musicien de jazz derrière la majorité de ses mélodies — en tant qu’« invité spécial ». Le joueur de tabla Toryalai Hashimi, le percussionniste Hamid Barez et le claviériste Yaser Noori replongeront le public dans l’âge d’or d’Ahmad Zahir.
« Où est le beau Zahir ? » — une chanson envoûtante de Hangama, autre étoile brillante de la musique afghane. La réponse : Zahir vit dans nos cœurs. Et l’écho de ses mélodies remplira le George Washington National Memorial Hall le 22 juin.
La célébrité et l’héritage durable d’Ahmad Zahir ont même éclipsé la notoriété politique de son père, ancien Premier ministre. Il est devenu immortel non pas grâce à la politique, mais grâce à la musique.
Il a fait ses études primaires au lycée Habibia de Kaboul, puis est parti en Inde pour poursuivre des études en pédagogie, obtenant un master dans ce domaine.
Ahmad Zahir s’est marié trois fois et a eu deux enfants : Shabnam et Ahmad Rashad.
Il a puisé profondément dans les œuvres des géants de la littérature persane, ce qui a contribué à la puissance durable de sa musique. Les vers de Rûmi, Hafez, Saadi, Bedil, Simin Behbahani, Forough Farrokhzad, Fereydoon Moshiri et Rahi Moayyeri ont été interprétés d’innombrables fois à travers sa voix.
La brillante étoile de la musique afghane a sorti plus de 33 albums, totalisant environ 430 chansons, dont certaines en pachtou, en hindi et en anglais.
Le « Diamant de l’Orient » est mort à l’apogée de sa jeunesse — le jour même de ses 33 ans — dans un incident mystérieux survenu dans le tunnel du Salang. Bien que l’accident de voiture ait été déclaré officiellement, des témoignages de ses proches suggèrent la présence d’une blessure par balle sur son corps.




