Une nouvelle analyse portant sur 204 pays montre que les hommes sont plus susceptibles que les femmes de développer — et de mourir de — l’hypertension, du diabète et du VIH/sida. Pourtant, ils sont aussi moins enclins à chercher un traitement ou à s’y tenir.
Selon l’étude, les taux de tabagisme sont nettement plus élevés chez les hommes dans 86 % des pays, tandis que les femmes présentent des taux d’obésité plus élevés dans 64 % des pays.
Les chercheurs estiment que plusieurs facteurs — notamment des normes rigides de la masculinité — peuvent dissuader les hommes de recourir aux services de santé.
Bien que les hommes et les femmes présentent de nombreuses similarités, leurs vulnérabilités face à certaines maladies diffèrent clairement. La plupart de ces écarts ne sont pas d’origine génétique.
Kent Buse et Sarah Hawkes, cofondateurs de l’organisation « Global 50-50 » qui défend l’égalité de genre en santé, expliquent plaider depuis longtemps pour la collecte de données ventilées par sexe, car elles révèlent où les trajectoires de santé des hommes et des femmes divergent. Cette approche, selon eux, permet d’identifier les raisons de ces écarts — qu’ils tiennent à la manière dont les soins sont fournis ou à la façon dont les maladies affectent chaque sexe.
Angela Chang, auteure principale de l’étude, a déclaré : « Les différences entre les sexes apparaissent à presque toutes les étapes du parcours de santé — depuis le tabagisme plus élevé chez les hommes jusqu’à l’obésité plus fréquente chez les femmes. »
L’étude recommande aux spécialistes de la santé d’élaborer des stratégies visant à encourager davantage les hommes à participer aux soins préventifs et de routine.
La recherche, intitulée « Gender-Disaggregated Data Across Health Pathways: A Global Review of Hypertension, Diabetes, HIV, and AIDS », a été publiée en mai dernier dans la revue PLOS.


