L’administration américaine a élargi la liste des pays soumis à des restrictions et à des interdictions de voyage vers les États-Unis, en y ajoutant 22 pays, a annoncé Donald Trump.
Selon cette décision, sept pays, dont la Syrie, sont désormais frappés d’une interdiction totale d’entrée sur le territoire américain. Par ailleurs, des restrictions renforcées ont été imposées à 15 autres pays, dont le Nigeria, un pays que Donald Trump avait auparavant menacé d’une action militaire en raison de violences visant des chrétiens.
En juin, Donald Trump avait signé un décret interdisant l’entrée aux États-Unis aux ressortissants de 12 pays, dont l’Afghanistan, et imposant des restrictions à ceux de sept autres pays. Il avait justifié cette mesure par la nécessité de protéger les États-Unis contre des « terroristes étrangers » et d’autres menaces sécuritaires. Ces restrictions s’appliquent notamment aux touristes, aux étudiants et aux voyageurs d’affaires. La Maison-Blanche a précisé que l’interdiction visant ces 12 pays reste en vigueur.
Dans le cadre de la nouvelle politique, qui entrera en application en janvier 2026, l’entrée aux États-Unis sera totalement interdite aux ressortissants du Burkina Faso, du Mali, du Niger, du Soudan du Sud, de la Syrie, du Laos et de la Sierra Leone. Les documents de voyage délivrés par l’Autorité palestinienne ne seront également plus reconnus.
Cette décision concernant la Syrie intervient alors que Donald Trump avait rencontré, en novembre, Ahmad al-Sharaa, dirigeant actuel de la Syrie, à qui il avait promis de faire « tout ce qui est possible » pour assurer le succès du pays.
Samedi, sur son réseau social Truth Social, Donald Trump a également promis une « riposte très sévère » après la mort de deux soldats américains en Syrie lors d’une attaque attribuée au groupe État islamique (EI).
Dans un communiqué, la Maison-Blanche a justifié l’interdiction visant la Syrie en expliquant que, malgré une coopération avec les États-Unis sur les questions de sécurité, le pays ne dispose pas d’une autorité centrale fiable pour la délivrance des passeports et des documents civils, ni de mécanismes adéquats de contrôle et de vérification.
Donald Trump avait auparavant déclaré vouloir empêcher l’entrée aux États-Unis de ressortissants de pays du « tiers monde ». Depuis son retour au pouvoir, le durcissement de la politique migratoire figure parmi ses priorités.
Le renforcement de ces mesures intervient après une attaque contre des membres de la Garde nationale américaine à Washington. L’auteur de l’attaque a été identifié comme un migrant originaire d’Afghanistan.
À la suite de cet incident, l’entrée aux États-Unis des détenteurs de passeports afghans a été interdite, et les autorités ont décidé de soumettre l’ensemble des migrants afghans à un réexamen complet de leur dossier.




