Le Tadjikistan a demandé l’aide de la Russie pour mener des patrouilles conjointes le long de sa frontière avec l’Afghanistan, rapportent trois sources sécuritaires citées par Reuters. Selon celles-ci, Douchanbé est en pourparlers avec Moscou ainsi qu’avec une organisation régionale dirigée par la Russie afin de déployer des forces le long de la zone frontalière.
La plus grande base militaire russe à l’étranger, située près de la capitale tadjike, pourrait fournir les troupes nécessaires. D’après les informations recueillies, les deux pays étudient la possibilité d’envoyer des unités de cette base vers la frontière. « Les discussions sont en cours. Je pense qu’une décision sera prise cette semaine », a indiqué l’une des sources. En cas d’accord, la Russie appuiera également la surveillance par hélicoptère.
Ces pourparlers interviennent après la mort de cinq ressortissants chinois lors d’attaques menées depuis l’Afghanistan au cours de la semaine écoulée. À la suite de ces incidents, le président Emomali Rahmon s’est entretenu lundi avec les responsables sécuritaires du pays. Parallèlement, Pékin a appelé ses citoyens à quitter sans délai les zones frontalières entre l’Afghanistan et le Tadjikistan.
Jusqu’au début des années 2000, la base russe au Tadjikistan, aux côtés des gardes-frontières russes, assurait la protection de cette frontière. Depuis 2005, Douchanbé en a repris seul la responsabilité.




