Mohammad Nasim Badri, porte-parole de la police talibane dans la province de Farah, a déclaré que dix citoyens afghans ont été tués par des tirs de soldats iraniens.
Badri a indiqué aujourd’hui (mardi 2 décembre 2025) que des soldats iraniens avaient ouvert le feu sur plusieurs habitants de Farah qui tentaient d’entrer illégalement en Iran par le poste frontalier de Sheikh Abu Nasr Farahi.
Selon la police talibane de Farah, en plus des personnes tuées, deux autres individus ont disparu lors de l’incident.
Les forces iraniennes avaient déjà tiré par le passé sur des citoyens afghans à l’intérieur du territoire iranien.
L’organisation de défense des droits humains Hawosh avait précédemment rapporté que, le 14 novembre, des unités du Corps des Gardiens de la révolution islamique et des forces frontalières à Saravan avaient visé plusieurs groupes de citoyens afghans.
Selon ce rapport, au moins sept personnes avaient été tuées et d’autres blessées lors de ces tirs.
Le document souligne que la frontière de Saravan a connu ces derniers mois une hausse marquée des tirs, des embuscades et d’autres formes de violence contre les migrants, suscitant de fortes inquiétudes quant à de graves violations des droits humains.
L’Iran a intensifié l’expulsion des migrants afghans, mais de nombreux citoyens continuent malgré tout de tenter de migrer illégalement, notamment en raison de restrictions sévères en matière de délivrance de visas.




