Le quotidien Dawn a rapporté que les Talibans et le Pakistan ont tenu, dimanche 30 novembre, des négociations secrètes en Arabie saoudite. Selon ce journal, les discussions se sont terminées dans la soirée « sans aucune avancée ».
Des sources ont indiqué à Dawn que les Talibans et Islamabad étaient restés fermes sur leurs positions antérieures et n’avaient montré que peu de volonté de compromis.
Toujours selon Dawn, un nouveau round de négociations pourrait être organisé prochainement en Arabie saoudite.
Jusqu’à présent, ni le gouvernement pakistanais ni le régime taliban n’ont commenté ces informations. Leurs trois précédents cycles de discussions, tenus à Doha et à Istanbul, s’étaient déjà soldés par un échec. Après l’impasse des pourparlers d’Istanbul, les Talibans avaient ordonné la suspension du commerce avec le Pakistan.
Sardar Ahmad Shakeeb, ambassadeur des Talibans au Pakistan, a déclaré espérer que les différends seront résolus par le dialogue et que les pays islamiques joueront un rôle de médiation.
La Turquie prévoyait d’envoyer une délégation au Pakistan afin de réduire les tensions entre Islamabad et les Talibans.
L’initiative conjointe de la Turquie et du Qatar pour apaiser les tensions n’a abouti qu’à un cessez-le-feu fragile. Tahir Hussain Andrabi, porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères, a affirmé lors de son point de presse hebdomadaire que ce cessez-le-feu « n’est pas régulièrement respecté ».
Selon les sources citées par Dawn, les membres des délégations talibane et pakistanaise étaient les mêmes que ceux ayant participé aux négociations d’Istanbul. Durant les discussions, les responsables saoudiens ont suggéré que le Pakistan autorise la reprise du commerce bilatéral, mais Islamabad a rejeté cette proposition.
Le principal point de discorde entre les Talibans et le Pakistan demeure le TTP, un groupe que le Pakistan accuse les Talibans de soutenir.
Islamabad affirme également que des ressortissants afghans sont impliqués dans des actes « terroristes » sur son territoire.
Ahmed Sharif Chaudhry, porte-parole de l’armée pakistanaise, avait indiqué que 67 023 opérations antiterroristes avaient été menées cette année dans tout le pays. Selon lui, 1 873 « terroristes » ont été tués lors de ces opérations, dont « 136 étaient originaires d’Afghanistan ».




