La Maison-Blanche a déclaré tôt ce samedi 29 novembre que le retrait des forces américaines avait transformé l’Afghanistan en un « bastion du terrorisme ».
Dans un bref communiqué publié sur X, la Maison-Blanche a indiqué que l’ancien président Joe Biden « porte l’entière responsabilité de cette situation ».
Selon ce communiqué, la sortie des États-Unis d’Afghanistan a affaibli la sécurité nationale américaine, car le pays est « redevenu un sanctuaire pour des groupes terroristes, dont l’EI-K et Al-Qaïda ».
La Maison-Blanche s’est plusieurs fois référée à une enquête menée l’an dernier par des membres républicains de la Chambre des représentants, dirigés par Michael McCaul, au sujet du retrait américain.
Les conclusions de cette enquête indiquent que l’administration Biden était déterminée à quitter l’Afghanistan même en l’absence de l’accord de Doha. Par conséquent, les États-Unis ont ignoré les conditions de cet accord, les demandes du gouvernement afghan et les objections des alliés de l’OTAN.
L’enquête affirme qu’après le retrait américain, l’Afghanistan est redevenu un refuge pour des groupes terroristes, dont l’EI-K et Al-Qaïda.
Elle a également révélé qu’Ayman al-Zawahiri, l’ancien chef d’Al-Qaïda, vivait « ouvertement » dans le centre de Kaboul à l’été 2022.
Selon John Kirby, porte-parole du Département américain de la Défense, al-Zawahiri incitait activement ses partisans en 2022 à planifier et mener des attaques contre le territoire américain et les intérêts des États-Unis à l’étranger.
L’enquête de la Chambre ajoute en outre qu’Al-Qaïda a établi huit camps d’entraînement et un nouveau dépôt d’armes en Afghanistan, ainsi que plusieurs écoles.




