Alors que les réactions se poursuivent après la fusillade de Washington, l’ancien ministre afghan de l’Information et de la Culture, Karim Khurram, affirme que les États-Unis pourraient envisager de renvoyer en Afghanistan des « Afghans formés par la CIA ».
Selon lui, certains migrants afghans qui ne font pas partie de cette catégorie pourraient également être expulsés — depuis les États-Unis ou d’autres pays — afin que « la véritable cible reste dissimulée ».
Khurram estime que, puisque le suspect de l’attaque contre des membres de la Garde nationale américaine avait servi dans des unités liées à la CIA, un tel scénario ne peut être exclu.
Rahmanullah Lakanwal, accusé d’avoir tiré sur des membres de la Garde nationale à Washington, est originaire d’Afghanistan et aurait commencé à travailler avec la CIA à l’âge de 15 ans, selon des responsables américains.
Il a servi au sein de l’unité « 03 » de la Direction nationale de la sécurité, une force largement recrutée, formée, équipée et dirigée par la CIA.
Khurram a écrit :
« Parmi les quatre points qui seraient en discussion entre les Américains et Kaboul (les talibans), l’un concerne le renvoi de certains migrants en Afghanistan. À en juger par l’intensité de la réaction de Washington à l’attaque contre les deux soldats de la Garde nationale, il semble que la Maison-Blanche attendait depuis longtemps une telle occasion. »
Il a ensuite remis en question les motivations américaines quant à un éventuel renvoi d’« Afghans formés par la CIA » :
« Si cela se produit, quel serait l’objectif des États-Unis ? Surtout maintenant que la situation dans notre région se complique de jour en jour. »
Un utilisateur sur X a commenté que la réaction américaine a été si intense que l’incident a été transformé en « un autre 11-Septembre ».
Après l’attaque, le Haut Conseil national de la résistance pour le salut de l’Afghanistan — une coalition de dirigeants afghans — a annoncé être prêt à coopérer avec la communauté internationale pour trouver des solutions durables aux « menaces terroristes découlant du régime taliban ».
Le Front de résistance a également appelé à une enquête approfondie : « Le terrorisme est une menace mondiale, et la sécurité de toutes les sociétés est interconnectée. »
Le ministère pakistanais des Affaires étrangères a condamné l’attaque, soulignant le pays d’origine du suspect, et affirmé que l’incident met en évidence les défis du « terrorisme transfrontalier » et la nécessité de renforcer la coopération internationale.
Le ministère a ajouté que le Pakistan est prêt à travailler avec les États-Unis et la communauté internationale pour faire face au « défi commun du terrorisme », insistant sur la nécessité de relancer les efforts collectifs.
Plus tôt, Donald Trump avait déclaré vouloir reprendre la base aérienne de Bagram — une idée à laquelle les talibans s’étaient fermement opposés.




