Dans un communiqué, l’Observatoire des droits des réfugiés a appelé les instances internationales — en particulier les Nations unies et les gouvernements du monde — à empêcher le Pakistan d’expulser les réfugiés afghans qui vivaient auparavant dans le « parc Argentine ».
L’organisation a déclaré que la police pakistanaise a maltraité ces réfugiés et doit immédiatement mettre fin aux arrestations les visant, ainsi qu’à celles d’autres migrants afghans.
Selon le communiqué, ces réfugiés ont fui des conditions difficiles pour chercher sécurité et stabilité au Pakistan, et leurs droits humains fondamentaux doivent être respectés tant qu’ils se trouvent dans ce pays.
Hier, des réfugiés installés dans le parc Argentine à Islamabad ont affirmé à Deeyar TV que la police pakistanaise les avait battus avant de les transférer vers le centre appelé « Haji Camp ».
L’Observatoire des droits des réfugiés a précisé que ces personnes — femmes, enfants et personnes âgées — n’ont aucun autre lieu d’accueil. Des sources ont indiqué à l’organisation que certains réfugiés du parc Argentine avaient été passés à tabac par la police pakistanaise.
Selon l’organisation, la police a dit à ces réfugiés qu’ils seraient déplacés vers un autre endroit, mais ces derniers craignent que l’intention réelle soit leur expulsion vers l’Afghanistan.
L’Observatoire des droits des réfugiés a déclaré que cette situation expose les personnes concernées à de graves risques et montre l’urgence d’une intervention internationale.
Des sources informées ont déclaré hier à Deeyar que la police pakistanaise avait transféré les réfugiés du parc Argentine vers le centre de Haji Camp en vue de leur expulsion vers l’Afghanistan.
La plupart de ces réfugiés sont des militants de la société civile, d’anciens employés du gouvernement afghan ou du personnel d’organisations internationales en Afghanistan.




