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Économie de l’Afghanistan en 2025 : croissance limitée, pauvreté généralisée et dépendance persistante à l’aide extérieure

Wares Zahin

janvier 1, 2026
Temps de lecture 15 mins
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Économie de l’Afghanistan en 2025 : croissance limitée, pauvreté généralisée et dépendance persistante à l’aide extérieure

Photo : Rappler

En 2025, l’économie afghane a évolué sous l’effet combiné de facteurs internes et externes majeurs. Le retour massif de migrants, les conséquences du changement climatique, la poursuite de la non-reconnaissance internationale du pouvoir taliban et les perturbations des échanges commerciaux avec le Pakistan ont exercé de fortes pressions sur la structure économique du pays. Dans le même temps, l’augmentation des échanges avec certains partenaires, la poursuite de l’aide humanitaire internationale et l’extension de l’extraction des ressources naturelles ont influencé les orientations économiques de l’Afghanistan au cours de l’année.

Selon les données de la Banque mondiale, la croissance économique de l’Afghanistan a atteint 4,3 % en 2025, tandis que le taux d’inflation est resté autour de 2 %. L’augmentation de la production agricole, conjuguée à une hausse du chômage et à une croissance rapide de la population, a marqué l’année. La persistance d’une pauvreté extrême au sein des ménages et le gel des avoirs de la banque centrale afghane à l’étranger sont demeurés des défis structurels majeurs.

D’après le Rapport 2025 sur l’indice de pauvreté multidimensionnelle, publié le 17 octobre par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en collaboration avec l’Oxford Poverty and Human Development Initiative, 64,9 % de la population afghane vit en situation de pauvreté multidimensionnelle. Cet indice, qui mesure les privations simultanées en matière d’éducation, de santé et de niveau de vie, met en évidence la persistance d’une crise profonde des conditions de vie. La hausse des prix de certains biens importés et une croissance démographique estimée à près de 8 % ont accentué les pressions économiques.

Par ailleurs, le produit intérieur brut (PIB) de l’Afghanistan a progressé d’environ 4,6 % en 2025. La production agricole a augmenté d’environ 6 % par rapport à 2024. L’intensification de l’exploitation minière, la croissance du secteur de la construction, l’évolution des schémas commerciaux et des partenaires d’échange, ainsi que la poursuite de l’aide humanitaire destinée aux migrants de retour et aux victimes de catastrophes naturelles, figurent parmi les principaux développements économiques de l’année.

Le retour d’environ 2,8 millions de migrants en provenance du Pakistan et de l’Iran en 2025 a constitué l’un des bouleversements socio-économiques les plus marquants. Ce phénomène a contribué à l’augmentation du chômage et à l’élargissement du nombre de ménages pauvres. Parallèlement, des séismes dévastateurs, des sécheresses répétées et des inondations saisonnières dans plusieurs provinces ont détruit des milliers d’habitations, endommagé les infrastructures économiques et accru les déplacements internes, aggravant la crise.

La poursuite de l’aide étrangère et des interventions des organisations internationales pour faire face à la situation des migrants expulsés, des victimes de catastrophes naturelles et d’autres crises a été l’un des facteurs clés ayant empêché un effondrement économique total. Bien que l’aide des États-Unis ait été entièrement interrompue à partir d’avril 2025 à la suite de l’élection de Donald Trump, l’Union européenne, plusieurs pays arabes, le Japon, le Canada, ainsi que des organismes liés aux Nations unies, à la Banque mondiale, au Fonds monétaire international et à l’Organisation de la coopération islamique ont maintenu leur soutien.

Le plan de réponse humanitaire des Nations unies pour 2025 nécessitait 2,42 milliards de dollars, mais seulement 1,07 milliard de dollars ont été effectivement mobilisés. Néanmoins, Indrika Ratwatte, chef adjoint de la Mission d’assistance des Nations unies en Afghanistan (UNAMA), a déclaré le 31 décembre que les agences onusiennes avaient utilisé des fonds non dépensés des années précédentes pour engager environ 2,5 milliards de dollars en soutien aux migrants et à plus de deux millions de personnes rapatriées, principalement du Pakistan et de l’Iran — une action qui, selon lui, a permis d’éviter une « crise totale ».

L’aide au développement est restée limitée. Moins de 100 millions de dollars provenant du Fonds fiduciaire pour l’Afghanistan ont été versés sur des comptes gérés par la Banque mondiale, puis distribués sous forme de projets dans les secteurs de la santé, de l’éducation, des moyens de subsistance et de l’agriculture. Au total, le volume approximatif de l’ensemble des aides en 2025 — humanitaires, de développement et fonds reportés des années précédentes — est estimé entre 2,8 et 3 milliards de dollars, un niveau nettement inférieur à celui des années passées, aggravant la crise pour des millions de personnes.

Malgré ces limites, ces aides ont joué un rôle crucial dans le maintien d’un socle économique minimal et ont contribué, dans une certaine mesure, à compenser le déficit de la balance commerciale. En parallèle, l’intensification de l’exploitation des ressources minières et l’augmentation des investissements dans ce secteur ont constitué l’une des évolutions économiques les plus marquantes de 2025.

La hausse de l’extraction de l’or et des pierres précieuses au Badakhshan, du charbon à Samangan, Baghlan, Takhar et Bamiyan, du pétrole à Sar-e Pol et des émeraudes au Panjshir a figuré parmi les tendances clés. Bien que les statistiques finales n’aient pas encore été publiées, le ministère taliban des Mines et du Pétrole a annoncé que les revenus issus de la vente des ressources minières ont atteint 17,112 milliards d’afghanis en 2025.

En septembre 2025, les ministères talibans de l’Économie et des Mines et du Pétrole ont également annoncé la signature de plus de 28 contrats miniers d’une valeur totale de 7,5 milliards de dollars avec des entreprises nationales et étrangères, même si le degré de mise en œuvre effective de ces contrats demeure incertain.

Dans le même temps, l’interruption des échanges commerciaux avec le Pakistan durant les trois derniers mois de 2025 a privé l’Afghanistan de l’un de ses principaux marchés pour le charbon. Selon les chiffres officiels, le pays exportait au cours des trois dernières années entre 13 et 15 milliards d’afghanis de charbon par an vers le Pakistan.

L’aggravation des tensions entre les Taliban et le gouvernement pakistanais, qui a conduit à un arrêt complet des échanges, a modifié les routes commerciales afghanes. Des rapports des marchés intérieurs indiquent que l’arrêt des importations en provenance du Pakistan a provoqué une hausse spectaculaire des prix de certains produits de base : les prix des bananes et des oranges ont augmenté jusqu’à 110 % dans des villes comme Kaboul et Herat.

À l’inverse, la suspension des exportations de fruits et légumes vers le Pakistan a infligé de lourdes pertes à l’économie afghane. Selon la Chambre de commerce et d’industrie d’Afghanistan, le pays a subi à ce titre environ 50 millions de dollars de pertes.

Toutefois, l’arrêt des échanges avec le Pakistan à la fin de 2025 a incité l’Afghanistan à renforcer ses relations commerciales avec des pays tels que l’Iran, l’Inde, la Chine, la Russie et les États d’Asie centrale. Si cette réorientation a permis, selon certains observateurs, de gérer partiellement les défis commerciaux immédiats et de créer des voies alternatives pour les exportations et les importations, elle s’est également accompagnée de contraintes importantes : hausse des coûts de transit, baisse de la compétitivité des produits afghans, insuffisance des infrastructures et persistance des incertitudes politiques et juridiques pour les investisseurs — autant de facteurs qui rendent encore incertain l’impact durable de ces changements sur l’économie du pays.

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