La France a déclaré aujourd’hui devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU qu’elle utilisera tous les outils disponibles pour soutenir le peuple afghan et combattre la culture profondément enracinée d’impunité dans le pays. La représentante française a affirmé que des individus en Afghanistan ont commis des violences fondées sur le genre sans jamais être poursuivis. « Nous devons garantir la primauté du droit, soutenir les victimes et lutter contre l’oubli », a-t-elle dit.
Lors de la séance du jour, le Conseil a adopté une résolution établissant un mécanisme d’enquête indépendant destiné à engager la responsabilité des auteurs de graves violations des droits humains en Afghanistan. La France fait partie des États ayant pleinement soutenu cette résolution.
Paris a rappelé que les Taliban ont pris le pouvoir par la force il y a quatre ans et que la situation des droits humains sous leur régime ne cesse de se détériorer. Human Rights Watch a déclaré que la résolution nouvellement adoptée adresse un avertissement aux Taliban et à tous les autres acteurs responsables de crimes graves : les preuves sont désormais collectées en vue de poursuites futures.
Le nouveau mécanisme recueillera des documents relatifs aux crimes de guerre, crimes contre l’humanité et autres violations majeures, identifiera les responsables et préparera des dossiers exploitables par les tribunaux nationaux et internationaux. La résolution prolonge également le mandat du Rapporteur spécial de l’ONU sur les droits humains en Afghanistan.
Cette initiative survient après des demandes répétées d’organisations afghanes et internationales réclamant une action contre l’impunité persistante en Afghanistan. En août, le Human Rights Defenders Forum ainsi que 108 organisations nationales et internationales avaient exhorté la création d’un tel mécanisme.




