Le Danemark a déclaré devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU que les Taliban évitent complètement d’engager un dialogue avec la communauté internationale sur les questions de droits humains.
Frederik Vangtoft, haut membre de la mission danoise auprès de l’ONU, a exhorté les États membres à adopter le projet de résolution présenté par l’UE, qui créerait un mécanisme indépendant de responsabilité pour l’Afghanistan.
Il a rappelé que les Taliban ont pris le pouvoir par la force il y a quatre ans et qu’ils ont, depuis, institutionnalisé la répression dans tout le pays. Selon lui, le groupe viole « ouvertement » les obligations internationales de l’Afghanistan et entraîne le pays vers une crise encore plus profonde en matière de droits humains.
Le Conseil doit voter aujourd’hui sur ce projet de résolution, qui viserait à collecter, consolider, préserver et analyser les preuves de crimes internationaux et de violations graves commis en Afghanistan.
Vangtoft a souligné que, au-delà des femmes et des filles — confrontées à une « discrimination et oppression sévères fondées sur le genre » — les hommes et les garçons souffrent eux aussi du régime taliban.
Il a ajouté que les minorités, les personnes LGBTQ, les défenseurs des droits humains, les travailleurs des médias ainsi que les anciens fonctionnaires et membres des forces de sécurité sont victimes de « graves abus ».
Le représentant danois a rappelé que le Conseil a créé le mandat du Rapporteur spécial de l’ONU sur l’Afghanistan en 2021 et l’a prolongé à plusieurs reprises.
Il a affirmé que si la résolution est adoptée aujourd’hui, elle constituera le premier mécanisme international réellement significatif pour combattre « l’impunité profondément enracinée » en Afghanistan.
Vangtoft a appelé l’ensemble des membres du Conseil à adopter la résolution par consensus.




