La France a condamné vendredi 25 septembre ce qu’elle a qualifié de « violations structurées » des droits des femmes et des filles par les Taliban, lors d’une session aux Nations unies.
Isabelle Rome, ambassadrice française pour les droits humains, a déclaré que la France « ne transigera pas » sur les droits des femmes et des filles afghanes.
Elle a également fermement dénoncé la loi talibane sur la « Promotion de la vertu et la Prévention du vice ».
Au cours des quatre dernières années, les Taliban ont imposé de sévères restrictions à l’éducation, à l’emploi et à la liberté de mouvement des femmes — des politiques largement perçues comme un obstacle majeur à la réintégration de l’Afghanistan dans la communauté internationale.
Selon des experts, ces politiques ont plongé davantage l’Afghanistan dans l’isolement et aggravé les souffrances de sa population.
Lors de la session de l’Assemblée générale de l’ONU vendredi, le Premier ministre pakistanais, Muhammad Shehbaz Sharif, a lui aussi exhorté les Taliban à respecter les droits humains, en particulier les droits des femmes.
La veille, quatre pays de la région — la Russie, l’Iran, la Chine et le Pakistan — avaient lancé des appels similaires, soulignant la nécessité d’un gouvernement inclusif en Afghanistan qui respecte les droits des femmes et des hommes, ainsi que ceux de tous les groupes ethniques et religieux.
Ils ont insisté sur le fait que l’accès des femmes à l’éducation, à l’emploi, à la participation publique, à la liberté de mouvement, à la justice et aux services essentiels est crucial pour la paix, la stabilité et la prospérité de l’Afghanistan.




