À l’occasion du premier anniversaire de la décision de l’Australie, de l’Allemagne, du Canada et des Pays-Bas de poursuivre la responsabilisation des Taliban pour leurs violations des droits des femmes et des filles, 28 organisations de la société civile ont appelé à un soutien international plus large pour cette initiative.
Selon ces organisations, l’effort mené par ces quatre pays pourrait finalement déboucher sur une affaire portée devant la Cour internationale de justice (CIJ) qui — si elle avance — permettrait de tenir les Taliban responsables de leurs politiques « misogynes ».
Human Rights Watch, aux côtés de 27 autres groupes, a publié une déclaration conjointe exhortant les quatre gouvernements à renforcer leur engagement, à « transformer les paroles en actes », et à garantir une participation significative des femmes afghanes, des victimes et de la société civile.
Les organisations ont averti :
« Alors que les femmes afghanes continuent de subir une violence et des restrictions croissantes, nous sommes profondément préoccupés par la normalisation grandissante des Taliban. »
Elles ont souligné que la protection des droits des femmes en Afghanistan exige une action coordonnée et de principe de la part d’un plus grand nombre d’États engagés en faveur des droits et de la dignité des femmes.
Les groupes ont également appelé les pays du Sud global ainsi que les États membres de l’Organisation de la coopération islamique à rejoindre l’initiative et à la soutenir devant la CIJ.
La déclaration ajoute qu’un soutien international plus large à ce dossier potentiel devant la CIJ offrirait une lueur d’espoir essentielle aux femmes et aux filles afghanes à un moment où elles en ont le plus besoin.
L’année dernière, l’Allemagne, l’Australie, le Canada et les Pays-Bas avaient annoncé leur intention de tenir les Taliban responsables en vertu de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW).




